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Tribute to my grand'ma
à ma grand' mère
 I could not close these Web pages without leaving a sweet thought for my grandmother Jeanne (Joan). Maiden of Orleans, she wore the name of Joan of Arc. And of course, with Jeanne, there was Louis, his knight for eternity, our grandfather (it’s why I got my name ...). They usually replaced our respective parents who were holding out the rudders of two ships named “Life”: on the one hand, my uncle and aunt were sailing the restless ocean of Paris; and on the other hand, my dad was fighting all around on earth, with mom by his side, madly and forever in love with him.

 

 Je ne pourrais quitter ces pages sans y laisser une douce pensée pour ma grand-mère Jeanne. Jeune fille d'Orléans, elle portait si bien son prénom! Et bien sûr, avec Jeanne, il y avait Louis, son chevalier servant pour l'éternité, notre grand-père (d'où mon prénom…).  Ils se substituaient à nos parents respectifs qui tenaient bon la barre dans l'océan agité de la vie parisienne pour mes oncle et tante ou, pour mon père, qui guerroyait aux quatre coins de la terre, avec maman éperdument éprise, inséparable à ses côtés.

 
With her love, grand’ ma brought us much happiness in a setting where squirrels, hedgehogs, frogs and butterflies were living in an Eden on Earth. I, still a little boy, and my cousin, we often took refuge in the attic near an old, shiny, semi-centennial phonogram with a crank and a giant pavilion, for our grandparents’ records collection. As he sang, in chorus with a voice from beyond the grave: "…la donna è mobile…" – actually, when I was a kid, I heard “nobile” instead of “mobile” – or "… si tu ne m'aime pas, je t'aimerais quand même" and while the singers were finishing by a long and pathetic " Prends bien gaaaaaarde à toi !", the only object of my admiration was the HMV’s doggy, featuring "His Master's Voice"! A real doggy, not like the 101 Dalmatians! It was the breed of doggy that I decided to ask my parents to give me, when they would move once again to another new "home". Beyond these moments of happiness with our grandma, we could build our own inside world to face a tottering and staggering world that has shot all our values into tiny splinters. Grand’ ma died just before the millennium, leaving us an old motto much more deeply engraved in our hearts than it was on the inner side of knights’ chest armors: "En Christ est ma Foy, pour Dieu et mon Roy" . 

Avec son amour, notre mammy nous a apporté beaucoup de bonheur dans un décor où écureuils, hérissons, grenouilles et papillons vivaient dans un Eden sur terre. Moi, encore petit garçon, et mon cousin, nous nous réfugiions souvent dans le grenier pour un vieux phonogramme rutilant, semi-centenaire, à manivelle et pavillon géant, et pour la collection de disques de nos grands-parents. Pendant qu'il reprenait, en chœur avec la voix d'outre-tombe: « …la donna è nobile… » ou « … si tu ne m'aime pas, je t'aimerais quand même », alors que les chanteurs finissaient par un pathétique « Prends bien gaaaaaarde à toi ! », l'unique objet de mon admiration était celui qui représentait, sur des étiquettes circulaires, « La Voix de son Maître »: un chien! Un vrai, mieux que les 101 dalmatiens! Celui que j'avais décidé de réclamer à mes parents une fois de retour à leur nouveau « chez-eux ». Au-delà de ces moments de bonheur, grâce à notre grand-mère, nous avons pu bâtir notre propre univers pour affronter un monde vacillant et titubant qui, en basculant, a fait voler en menus éclats toutes nos valeurs. Elle nous a quittés un peu avant le début du millénaire, nous laissant une vieille phrase bien plus profondément gravée dans nos cœurs que sur l'envers des plastrons d'armures de chevaliers: « En Christ est ma Foy, pour Dieu et mon Roy »